image PARIS 12 – 20 logements + 1 crèche de 66 berceaux image SAINT-OUEN – Réaménagement du restaurant d’entreprise – EDF Cap Ampère

LAM architectes – L'atelier Meurice LAM architectes – L'atelier Meurice

PARIS 13 – Cuisine centrale, Plateforme de stockage, Restauration scolaire / Conception réalisation en filière sèche

Architecte : Bertrand Meurice
Surface : 2 596 m² SHO
Coût travaux : 9 440 000 €HT
Mission : Marché de Conception Réalisation / Concours sur APS, Projet classé 1er par la Commission architecturale et technique, Classé 2ème au jury.
Maître d’ouvrage : Ville de Paris
BET : ALMA Consulting / TEM Partners
Entreprise : AEGE Concept

 

Historiquement, le 13ème arrondissement de Paris est un ancien quartier ouvrier ayant connu une forte activité industrielle. Plutôt horizontal, il vit sa physionomie changer radicalement au cours de la seconde moitié du 20ème siècle, lors de ce qu’on nomma l’opération Italie 13, consistant à « éradiquer » l’habitat jugé insalubre, et, qui donna naissance aux quartiers des Olympiades, de l’Ilot Galaxie et de l’ensemble Massena, urbanisme vertical des années 1970 inspiré des théories urbaines du mouvement moderne.

La trame urbaine n’est plus définie par les rues, mais par l’ordonnance des constructions.
En l’occurrence, ici, radicalité du plan « autorisée » par la Tabula rasa, auquel s’adjoindra une expressivité de la structure exacerbée par le courant de l’architecture brutaliste.
Au début des années 1980, le quartier connut le démarrage d’un exode asiatique qui vint conférer à l’arrondissement un caractère atypique supplémentaire : Un quartier asiatique de type Chinatown, ouvert sur la ville.
De ces interventions urbaines et de cette occupation territoriale visible par une population issue de communautés asiatiques, il résultera une hétérogénéité conférant un caractère original et rare à ce quartier de Paris.

La thématique première motivant notre travail est celle de la création d’un paysage : l’architecture est partie intégrante du paysage, elle s’y mêle, doit le valoriser et devient elle-même paysage.
Nous l’avons vu, le paysage en présence est défini par une forte hétérogénéité, extrêmement riche ; plusieurs éléments lui conférant un caractère exceptionnel.

Le projet de construction du nouvel équipement s’inscrit dans ce contexte avec l’idée de ne pas « ajouter du bruit au bruit » mais plutôt d’organiser humblement, de composer de manière harmonieuse, les sonorités ambiantes, de refaire du liant – du lien – urbain.
Par son implantation, le projet, un objet urbain supplémentaire, est tenu par le parcellaire, par des lignes tendues depuis l’existant, des proportions, une échelle, des similitudes discrètes.

D’une part, son caractère objectuel entre en résonnance avec son environnement urbain et architectural. D’autre part, par son lien de parenté, par ses proportions, son gabarit, son implantation, il participe à la remise en cohérence du quartier.
Une dynamique est obtenue par l’introduction d’un ordre dans un désordre apparent.
Il ne s’agit pas d’une opposition, mais au contraire, d’une recherche de la continuité par la réutilisation d’éléments formels (parenté formelle, expressivité structurelle) s’implantant selon une logique parcellaire issue du tracé de la rue.

Notre travail est sous-tendu par les intentions de projet suivantes :
-Donner à lire sur rue une école :
Qualifier cette portion d’espace public pour accompagner le regard vers l’école et non vers la
plateforme placée dans la profondeur d’îlot.
-Ne pas enclaver les cours de l’école.
-Préserver dans la mesure du possible le passage de la lumière du sud vers les cours de l’école
en conservant l’ambiance des cours.
-Intégrer la végétation au bâti.
-Construire en filière sèche.
-Libérer le plan pour plus de flexibilité d’aménagement et une évolutivité possible dans le temps.

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